Titre site MRCC 150
  • Actualités
feed-image S'abonner au Flux RSS

Accord de coopération franco-néo-zélandais pour le secours en mer

LNCArticle de presse des Nouvelles Calédoniennes écrit par Hervé Girard

"Dans un océan vaste comme le Pacifique nous avons besoin de coopérer pour secourir et pour exercer nos compétences maritimes" : le haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie, Daniel Constantin, a ainsi commenté les raisons d'un accord qu'il a signé, hier matin, avec le consul général de nouvelle-Zélande à Nouméa, Mme Cécile Hyllier.

La cérémonie s'est déroulée à bord de la frégate Vendémiaire à la base navale de Chaleix en présence du capitaine de vaisseau Olivier Aubrun et du directeur du service des affaires maritimes, l'administrateur Hubert Carré. Monsieur Constantin a aussi estimé nécessaire de coopérer en matière de surveillance des trafics illicites et du transport maritime d'hommes dans des conditions illégales.

Le consul Cécile Hyllier a abondé en ce sens rappelant que "la Nouvelle-Calédonie est le plus proche voisin de la Nouvelle-Zélande" malgré 1300 km d'océan entre les deux territoires et que "dans l'environnement potentiellement hostile il y a un besoin de travailler ensemble afin de résoudre les préoccupations transnationales. Elle a cité à ce propos "le trafic humain, la piraterie maritime, les catastrophes naturelles, l'aide humanitaire et enfin, la recherche et le secours".20020808 accord SAR FR NZ

En matière de secours en mer, Mme Hyllier a souligné le niveau de coopération existant entre les autorités de recherche et de secours de la Nouvelle-Calédonie et le centre de coordination de secours de la Nouvelle-Zélande. Elle a rappelé le succès en 1999 de la mission de secours du yacht calédonien Armini 55 permettant de récupérer trois calédoniens à la dérive dans une survie alors que leur bateau avait coulé dans un cyclone.

Collaboration humaine et matérielle

Plusieurs autres cas ont été cités par la suite par d'autres intervenants dont celui, tragique, du skipper Philippe Boutroux, dont le corps a été retrouvé par la frégate néo-zélandaise Te Haka grâce à une balise de détresse à laquelle il était relié (le yacht qu'il convoyait, le Chemalion, avait coulé dans une forte tempête hivernale).

L'accord, signé hier, prévoit l'échange de personnel afin de mieux connaître les méthodes de travail de chacun, des exercices annuels, l'échange d'informations sur les moyens disponibles en cas d'opération et la mise à disposition réciproque de moyens aériens et navals à titre gratuit. Dans le principe, chacun dirige les opérations dans sa zone.

Cet accord devrait avoir deux conséquences utiles. Il devrait , d'une part, améliorer la circulation de l'information et formaliser les procédures de manière à ne pas avoir à s'en préoccuper au dernier moment. D'autre part, et plus exceptionnellement, il pourra être activé dans le cas d'une opération trop lourde pour les seuls moyen d'une partie - ce qui est heureusement très rare - ou lorsque les moyens aériens seront indisponibles.

Un accord similaire est en vigueur avec l'Australie depuis 1999. Statistiquement, il sert une fois par an. Il devrait en être de même avec la Nouvelle-Zélande.

La zone de compétence calédonienne

Les zones de compétence de secours en mer définies sous l'appellation de SAR (Search and Rescue) sont très vastes. Il ne faut pas les confondre avec les ZEE ou zones économiques exclusives qui s'étendent à 200 milles des côtes des territoires et dépendances.

Dans le domaine de la sécurité et de la recherche en mer, la Nouvelle-Calédonie a quatre voisins : deux sont dotés d'importants moyens d'interventions et d'une organisation stable. Deux autres, les salomon et Fidji, sont moins favorisés.

Définie sur l'accord par des coordonnées géographiques exactes la zone SAR concernant la Calédonie s'étend à l'ouest jusqu'au Chesterfield, à l'est jusqu'au Vanuatu (inclus), au nord jusqu'à une ligne situé à mi-distance entre le territoire et les Salomon et enfin, au sud, jusqu'à Norfolk.

En ce qui concerne les moyens de recherches aériennes la Nouvelle-Calédonie dispose d'un Gardian et la Nouvelle-Zélande de six avions spécialisés P3C Orion. Les deux territoires disposent par ailleurs des moyens nautiques de leurs marines nationales et il peut être fait appel aux aéronefs et aux navires civiles de pêche, du commerce ou de plaisance proche des lieux de détresse.

Changement à la barre du PC secours en mer

LNCArticle de presse des Nouvelles Calédoniennes écrit par Jérôme Gavelle

Le capitaine de corvette Bernard Quenehen laisse la barre du PC secours en mer au lieutenant de vaisseau Richard Estour. ces deux dernières années, les professionnels du sauvetage en mer ont orchestré 150 interventions.

« 150 interventions de sauvetage en mer, 300 personnes impliquées et 14 morts ou disparus », un bilan clair et laconique, fidèle à l’image du capitaine de corvette Bernard Quenehen, commandant du PC Secours en mer depuis deux ans.20020719 Relve chef PC secours
 
Une expérience humaine
 
Du haut de son mètre quatre-vingt-cinq, le marin poursuit : « Je garderai un excellent souvenir de mon passage en Nouvelle-Calédonie, à la fois sur le plan professionnel et sur le plan humain. Ce poste m’a permis de rencontrer des gens qu’on n’a pas l’occasion de croiser d’habitude au cours d’une carrière miliaire. »

Un séjour marqué par quantité de bons souvenirs, comme autant d’opérations de sauvetage qui se sont bien terminées. « Comme celle plutôt cocasse du jeune navigateur que nous avons récupéré agrippé à la balise de la passe de Dumbéa », commente en souriant, le commandant du PC secours en mer. Mais d’autres plus douloureuses, comme la disparition du Kandjar avec trois hommes à bord.

« Globalement nous avons eu à intervenir moins souvent en mer au large du récif. En revanche les interventions dans le lagon ont été plus fréquentes et aussi plus lointaines. Avant elles étaient concentrées autour de Nouméa. Aujourd’hui ce n’est plus vrai. » 

Un éloignement qui a souvent obligé les professionnels du sauvetage en mer à faire appel aux moyens des brigades de gendarmeries de Brousse ainsi qu’aux civils.

Appel aux civils

Le capitaine de corvette Bernard Quenehen s’envole dimanche pour Paris où il est affecté à la direction du renseignement militaire. Le lieutenant de vaisseau Richard Estour prend donc la barre du PC secours en mer de Nouméa. L’officier arrive de Toulon où il était embarqué sur le Siroco, un chaland de débarquement. « C’est ma première affectation sur un poste d’opérations de secours et j’aborde avec beaucoup d’humilité cette nouvelle mission », confie Richard Estour. Pour le reste, le marin se déclare très satisfait de passer deux ans en Nouvelle-Calédonie : « C’est un poste qui ne se refuse pas ! »

Une unité de sauvetage en mer créée à Koumac

LNCArticle de presse des Nouvelles Calédoniennes

Cette unité de secours et de sauvetage en mer est née de la volonté d’un groupe de personnes, plaisanciers et professionnels de la mer, aux compétences diverses, désirant se rendre mutuellement service en cas de nécessité et, par extension, voulant venir en aide à toute personne en difficulté en mer.

L’assemblée constitutive, conduite par Michel Cipollina, gérant de la capitainerie de Pandop s’est tenue en présence de Robert Frouin, maire de Koumac, de représentants du corps médical de l’hôpital Paula-Thavoavanon, du commandant de la brigade de gendarmerie du village, du chef de corps du Centre de secours du SIVM Nord et de ses deux adjoints, du chef de corps, commandant le Groupement du service militaire adapté de Nouvelle-Calédonie (GSMA), du responsable du Service de la mer de l’antenne de la DDEE de Koumac, du capitaine d’armement de la société des Pêcheries de Nouvelle-Calédonie. De nombreux particuliers y assistaient.

Reconnu par le PC secours en mer.

Cette section, nouvellement créée, divisée en sous sections, sécurité, nautique, médicale, entretien, sensibilisation et formation, sera officiellement reconnue par le PC Secours en mer. Les personnes en faisant partie prendront des permanences dont la fréquence sera fixée ultérieurement. Elles suivront auparavant, une formation les préparant gratuitement au permis mer côtier, à l’attestation de formation aux premiers secours (AFPS) et à un entraînement relatif à la sécurité et au sauvetage en mer.

Avec le développement du nautisme et des centres de secours en Brousse, les initiatives se font jour pour créer des unités de secours en mer décentrées. Pour l’instant le secours en mer est géré au plan territorial par le PC Secours en mer assisté des moyens aériens et nautiques militaires et civils sur toute la zone maritime économique française entourant la Nouvelle-Calédonie. Il intervient aussi dans les zones voisines dans le cadre de la coopération internationale.

L’existence de petits centres d’intervention capables de gérer des situations de proximité permettra de gagner un temps précieux sur les délais d’intervention et de réduire les frais toujours très lourds comme ceux engagés lors de la mise en oeuvre de moyens éloignés tels les avions ou les hélicoptères.

Question à... Bernard Quenehen, Chef du PC secours en mer de Nouméa

LNCArticle de presse des Nouvelles Calédoniennes

"Une Obligation morale"

LNC : Quel est le rôle du PC secours en mer ?

20010106 001Bernard Quenehen : Le PC secours en mer est le centre de mise en oeuver et de coordination des moyens utilisés lors des opérations de sauvetage en mer ou de pollution en mer. A Nouméa, il est placé sous la responsabilité du haut-commissaire de la République. Son fonctionnement est confié au Commandant de la marine, le Capitaine de vaisseau Olivier Aubrun. situé au sein de l'état-major des FANC, le PC secours en mer travaille  en étroite collaboration avec ses homologues australiens, néo-zélandais et fidjiens.

LNC : Comment fonctionne le PC secours ?

BQ : Nous assurons une veille permanente 24 heures sur 24. notre rôle est de réceptionner les alertes et de coordonner les missions de sauvetage. Pour ce faire nous pouvons faire appel à tous les moyens de l'Etat mais aussi aux navires de commerce, de pêche et de plaisance lorsqu'il sont sur zone. Car l'assistance aux personnes en détresse en mer est une obligation morale au même titre qu'une obligation juridique de portée générale.

LNC : Vous avez pris vos fonctions en août dernier, que pensez-vous de l'esprit de solidarité des plaisanciers calédoniens ?

BQ : en général, nous avons toujours trouvés des gens prêt à aider les autres. Le problème, c'est que les Calédoniens ne pensent pas toujours à allumer leur radio VHF. Il arrive souvent que nous lancions des appels radio et quand bien même beaucoup de plaisanciers sont sur le lagon, peu nous répondent. Je tiens à rappeler que le téléphone portable ne remplace pas la VHF. Un appel lancé à la radio est entendu par tous. Un plaisancier sera dépanné ou secouru beaucoup plus rapidement s'il a été entendu par d'autres qui croisent dans la même zone que s'il appelle une seule personne à terre.

20010106 00520010106 002  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

20010106 003A programmer sur son Mobilis : Un seul numéro le 16

Le PC secours en mer dispose désormais d'un numéro d'urgence au même titre que les pompiers, police secours et le Samu. De mer, comme de terre, 24 heures sur 24, les professionnels du sauvetage en mer peuvent donc être contactés sur ce numéro. Ils sont aussi, bien sûr, en veille sur le canal 16 de la radio VHF. La réussite et l'efficacité des opérations de sauvetage dépendent grandement de la capacité du PC secours à réagir avec promptitude. Il convient donc que toute personne inquiète sur le sort d'un navire et de ses passagers donne l'alerte dans les plus brefs délais. "Nous nous attendons à une recrudescence des appels, confie le commissaire Philippe Prost, chargé de l'action de l'Etat en mer. Mais nous espérons que le public ne va pas en faire un usage inconsidéré. C'est d'ailleurs l'occasion de rappeler que le PC secours en mer ne s'occupe que des sauvetage des vies humaines. En aucun cas nous n'intervenons pour déséchouer un navire et nous recommandons de faire appel à des sociétés civiles dans ce cas. En revanche, nous récupérons les passagers s'il sont en détresse".

Combien ça coûte ?Le principe est que l'on ne rémunère pas le secours porté à autrui. toutes les opérations aériennes ou maritimes concernant la sauvegarde d'une vie humaine sont prises en charge par l'Etat. En revanche un remorquage sera facturé. Les sociétés civiles, dont c'est l'activité principale, ont leur tarifs propres. La marine nationale facture entre 8 000 et 18 000 francs une heure de remorquage.

Les moyens de secours

Le PC secours en mer peut contacter n'importe quel navire ou embarcation militaire, de commerce ou de plaisance pour lui demander de porter assistance à des marins en détresse. en Nouvelle-Calédonie les sauveteurs disposent également des avions Gardian, des hélicoptères Puma et Fennec de l'ETOM 52 et de ceux de la Gendarmerie pour les reconnaissances aériennes.

La zone d'intervention

La zone de responsabilité attribuée au PC secours en mer de Nouméa, dont la superficie représente environ quatre fois et demie celle de la France, s'étend grossièrement de la partie sud de la Papouasie Nouvelle-Guinée jusqu'à l'île de Norfolk, et  du centre de la mer de Corail jusqu'au Vanuatu inclus. toutefois 80% des différentes opérations menées ces dernières années l'ont été dans le lagon sud, principale zone de fréquentation des plaisanciers.

Deux stations de sauvetage privées

Deux projet de création de stations de sauvetage composée de bénévoles sont en gestation. A l'instar de la société nationale de sauvetage en mer, ces stations pourraient voir le jour à Nouméa et à Lifou courant 2001. Leur rôle serait de relayer l'action du PC secours pour des missions proches des côtes.

Une nouvelle vedette20010106 004

La Marine nationale vient de faire l'acquisition d'une vedette spécialement dévouée au sauvetage en mer. Il s'agit d'un Ramco 7,60 m acheté localement et motorisé de deux moteurs de 100 chevaux quatre temps Yamaha. Baptisé Kohu, ce bateau est armé par un équipage de cinq marins et peut embarquer six passagers. Il est équipé d'un radar, un GPS traceur de cartes, un sondeur et une VHF et peut donc intervenir de jour comme de nuit. Pour sa première mission, la semaine dernière, le Kohu a transformé l'essai puisqu'il a récupéré deux naufragés au large de la Baie de Ma. Les deux époux avaient été repérés par l'hélicoptère Fennec de la Gendarmerie après avoir passé cinq heures dans l'eau accrochés à leur bateau retourné.

Relève à la tête du PC secours en mer

LNCArticle de presse des Nouvelles Calédoniennes

Capitaine de Corvette Yvon Coupannec
"Un métier compliqué et passionnant"

Deux ans après avoir pris le commandement du PC secours en mer, l'officier le plus médaillé du Pacifique s'envole pour le Koweit. Un dernier poste de marin au terme duquel, il n'exclut pas de revenir en Nouvelle-Calédonie.20000811 Dpart CC Coupannec

LNC : A l'heure de mettre les voiles vers de nouveaux horizons, quel bilan faites-vous de votre missions en Nouvelle-Calédonie ?
Yvon Coupannec : Celui d'avoir fait un métier compliqué, passionnant et dense. Le rôle de commandant du PC secours oblige à nouer des contacts avec toutes sortes de gens de tous milieux, à la fois au niveau local et international.
 
LNC : Depuis votre prise de commandement, il y a deux ans, le PC secours a suivi environ 370 affaires de sauvetage et coordonné 80 opérations lourdes. Laquelle restera votre meilleur souvenir ?
YC : Sans doute le sauvetage du pêcheur futunien et de son bateau qui avait dérivé pendant 36 heures avant d'être repérés par le Gardian de l'aéronavale et récupérés par un cargo que nous avions dérouté.
 
LNC : Et le plus triste ?
YC : Le naufrage corps et bien du ferry vanuatais Latua avec 27 personnes à bord. Nous avions été prévenus très tard du drame et malgré les gros moyens mis en œuvre nous n'avons rien retrouvé du navire ou des passagers. Cette opération a été très difficile à vivre pour tous les acteurs impliqués dans son exécution.

 

20000813 Arrive CC QuenehenCapitaine de Corvette Bernard Quenehen
"Je vais partager mon temps entre le PC secours et les opérations maritimes"

Le capitaine de corvette Bernard Quenehen a fait carrière dans l'aéronavale. Marié et père d'une fille de vingt ans, il prend la succession du capitaine de de corvette Yvon Coupannec à la tête du PC secours en mer.

LNC: Comment avez-vous réagi à l'annonce de votre nomination à ce poste ?
Bernard Quenehen : Avec une grande joie. Car jusqu'à présent j'ai effectué toute ma carrière dans l'aéronavale et je n'ai jamais eu l'occasion de quitter la métropole.
 
LNC : ainsi, vous n'avez jamais eu de responsabilité du secours en mer auparavant ?
BQ : Non et c'est aussi ce qui fait l'attrait de cette nouvelle fonction. en revanche, en temps que chef du centre des opérations à l'aéronavale, j'au eu l'occasion de participer à de nombreuses missions de sauvetage. Ici, je vais partager mon temps entre le PC secours et les opérations maritimes.
 
LNC : Vous êtes arrivé le 9 août et, le 11, vous coordonniez le sauvetage de quatre naufragés aux iles Chesterfield. Comment s'est déroulée cette première opération ?
BQ : Parfaitement bien, puisque les plaisanciers ont pu être récupérés une douzaine d'heures après que nous eûmes reçu l'appel de détresse. Cette première opération m'a permis de constater que la collaboration avec les MRCC australien et néo-zélandais fonctionnait efficacement.

 

Nous avons 170 invités et aucun membre en ligne

Centre de Coordination de Sauvetage Maritime - MRCC Nouméa - 2013 : 2016 - Webmaster