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162 personnes secourues en mer en 2002

LNCArticle de presse des Nouvelles Calédoniennes

Le ciel brille d’un azur sans tache. La mer resplendit de mille facettes de lumière. Au loin, les îlots sont comme des émeraudes cerclées d’un écrin de corail turquoise qui abrite un monde merveilleux et enchanteur. Bref, le lagon présente pour chacun d’entre nous un attrait irrésistible. Et pourtant…Neuf morts ou disparus en 2002 « 70 % à 80 % de nos interventions ont lieu dans le lagon sud, lâche le commandant de la marine en Nouvelle-Calédonie, le capitaine de vaisseau Franck Josse. Le lagon est un faux ami. Il peut être dangereux et il convient de respecter les règles de sécurité. »

Au PC secours en mer de la rue Surleau, 24 heures sur 24, des hommes veillent sur les marins et plaisanciers qui naviguent sur une zone grande comme quatre fois et demie la France. En 2002, ils ont coordonné 64 opérations contre 66 l’année précédente. 162 personnes ont été secourues contre 180 en 2001. Enfin, le bilan des morts ou disparus en mer, pour l’an passé, s’élève à neuf. Trois personnes sont décédées et six ont disparu.

Un homme, qui voulait retirer, de nuit et en apnée, un bout pris dans l’hélice d’une barge, s’est noyé, en avril, à Numbo. Un chasseur sous-marin s’est noyé à l’îlot Kuaré en avril également. Un enfant qui avait échappé à la surveillance de ses parents s’est noyé dans la piscine de l’îlot Maître en janvier 2002. Un plongeur a disparu passe de Dumbéa, en septembre, et un Ni-Vanuatu a disparu entre un îlot et l’île de Tanna en août. Deux femmes et un enfant ont disparu au Vanuatu à bord d’un taxi boat en panne dont le chauffeur a plongé et rejoint la côte à la nage pour alerter les secours. Un Fidjien a disparu au large de l’île Tuvana.Certains de ces accidents auraient, sans doute, pu être évités si une simple règle avait été respectée : celle de ne pas aller au-delà de ses limites. Un principe marin de base.

Le Mobilis ne remplace pas la VHF

Vient ensuite toute une série de règles élémentaires à suivre avant de partir en mer (voir encadré).En Nouvelle-Calédonie, le permis bateau n’est pas obligatoire. Et beaucoup de plaisanciers se sentent protégés par la barrière de corail. « Les plaisanciers viennent largement en tête du hit-parade des « clients » du PC secours. Suivent les navires de commerce et les pêcheurs », indique le lieutenant de vaisseau Estour, chef du PC secours en mer. « Avec le développement du téléphone portable, de nombreux propriétaires de bateaux font l’économie de l’achat d’une VHF, constate le capitaine de vaisseau Franck Josse. Or, le Mobilis ne remplace pas la VHF. Car avec la radio, le navigateur signale sa détresse à tous. Il fait partie d’un réseau et peut être entendu des autres navires. Donc secouru plus vite. »

Alors, même si les vacances scolaires sont terminées, les professionnels du sauvetage recommandent la plus grande prudence aux Calédoniens qui vont prendre la mer. Afin que la mer, qui est déjà salée, ne recueille pas plus de larmes des familles de naufragés.

La section Sécurité sauvetage en mer du CNC a besoin d’un bateau

Le gouvernement de Nouvelle-Calédonie vient d’octroyer une subvention de 7, 5 millions de francs à la SSM (section Sécurité sauvetage en mer). « Nous sommes en train de chercher à acheter un bateau, explique Jean-Pierre Fisheux, le président de la SSM. Actuellement nous utilisons le bateau d’un des membres de l’association et le zodiac du CNC. Mais l’un comme l’autre ne sont pas vraiment adaptés à notre mission car ces deux bateaux ne sont pas équipés pour naviguer de nuit dans le lagon. »

Une dizaine d’opérations en 2002

La SSM est forte de 42 membres bénévoles. Grâce au soutien de la Province sud et de la mairie de Nouméa, les membres de la SSM ont pu suivre des formations nautiques à l’Ecole des métiers de la mer ou de secouristes avec les pompiers de Nouméa. « Notre association est ouverte à tous », rappelle Jean-Pierre Fisheux. La SSM est d’astreinte une semaine sur trois, en alternance avec la marine nationale et la gendarmerie maritime pour les opérations de secours en mer. « Nous encourageons la SSM du mieux que nous le pouvons, indique Franck Josse, le Comar de Nouvelle-Calédonie. Il faut rappeler qu’en Métropole la grande majorité des opérations de secours en mer est assurée par la SNSM qui est une association civile. Pour la toute jeune SSM, qui a effectué une dizaine d’opérations de sauvetage l’an passé, l’achat d’un bateau adapté aux missions de secours est donc une priorité.

Un bateau adapté

« Nous avons besoin d’un bateau rapide avec un moteur de travail, confie Jean-Pierre Fisheux. Une coque stable et insubmersible. Un navire qui devra être armé pour la navigation de nuit (traceur de cartes, radar, feux) et posséder des équipements adaptés pour l’équipage. Bref cela représente un budget d’environ 18 à 20 millions. La subvention du Congrès ne couvre pas ce budget et nous allons continuer à travailler pour trouver les fonds nécessaires à cet achat. »

 
 

Le numérique coupe le courant humain de la radio BLU

LNCArticle de presse des Nouvelles Calédoniennes

A l’ère des satellites, les Etats ont signé une convention internationale établissant un nouveau système mondial de détresse et de sécurité en mer (SMDSM) qui est entré en service en 1999. Cela a parallèlement conduit à l’abandon du morse.

Anticipant sur la mise en place progressive de la réglementation dans les différents pays, les instances internationales, dont la France, avaient rendu obligatoire sur tous les navires construits depuis 1995 l’installation de la radio à appel sélectif numérique (ASN), couplé au système DSM de la sécurité en mer.

L’arrêt de la veille BLU

En Nouvelle-Calédonie, la réglementation s’est traduite par l’arrêt des veilles de sécurité maritime en BLU (Bande latérale unique, ondes de portée internationale), le 31 janvier à minuit. Jusque-là Nouméa Radio effectuait cette mission par les moyens de la radiotélégraphie sur la fréquence de 500 Khz (ondes hectométriques), en radiotéléphonie sur les fréquences 2182 Khz (ondes hectométriques) et 4125 et 6215 (ondes décamétriques). Depuis, la veille n’est plus assurée de façon traditionnelle que sur la VHF (very high frequency) en ondes métriques dont la portée est plus courte, d’antenne à antenne et par les moyens modernes de l’inmarsat.

L’Office des postes et télécommunications, dont dépend Nouméa Radio, a répondu en cela à la mise en place progressive du système dans le monde. Le problème, explique un spécialiste, est que l’Immarsat s’il présente l’avantage de la discrétion a l’inconvénient, pour un équipage en difficulté, de n’être pas entendu des navires se trouvant à proximité.

Communiquer avec son temps

En Nouvelle-Calédonie, l’appel est reçu par le PC secours en mer qui coordonne les secours. Aujourd’hui, un bateau hors de portée VHF n’a plus aucun contact en BLU avec la station côtière (exception a cependant été faite pendant le passage du cyclone Beni car les installations sont encore en place). Or, la majorité des propriétaires de navires de pêche et la quasi totalité des plaisanciers, ne sont équipés que de la BLU. Pour eux, la langue française s’est éteinte sur les fréquences marines longue portée de la région alors que les pays anglo-saxons voisins maintiennent le trafic en anglais. Le Vanuatu le fait par nécessité, car une station nécessite un équipement coûteux. L’Australie et la Nouvelle-Zélande, bien qu’équipées de l’Immarsat, le font, elles, pour deux raisons. D’une part ils ont des grandes flottes de pêche artisanale et de plaisance et, d’autre part, ils sont en zone A 4 (lire le tableau des zones) par ailleurs couvrant les zones polaires en BLU ASN, donc avec une transmission fonctionnant à la fois en numérique et de façon classique.

Le constat général est que, comme avec la disparition des gardiens de phare, ce sont aussi les contact humains qui s’effacent, laissant place à l’automatisation, plus coûteuse mais aussi plus rentable en termes de gestion.

Navimon la plus touchée

La plus touchée par le nouveau dispositif est la flotte de Navimon, en difficulté économique et dont le plan de redressement judiciaire vient juste d’être approuvé. Ses palangriers constituent la plus ancienne flotte de pêche hauturière du territoire en activité. Ils ne sont pas équipés de l’Immarsat.« Depuis la suppression de la BLU, on n’a plus la météo de Nouméa », explique un des capitaines de Navimon. On est obligé de la prendre à Brisbane ou dans les autres stations de la région. »« Le plus difficile, c’est pour les membres d’équipage. Pour nous, l’Immarsat est un investissement lourd (NDLR : Il faut compter plus d’un million CFP pour un système Immarsat C). On n’en a donc pas à bord. Nos marins ne disposent plus de possibilité de communiquer par radphone (radio-téléphone) avec leur famille alors qu’ils en ont besoin parce que la vie en mer est dure. Il est arrivé que l’un deux apprenne le décès d’un parent pendant une campagne de pêche. Comment l’avertirait-on aujourd’hui ? « Le seul moyen dont on dispose, c’est le réseau BLU que constitue notre flotte. Encore faudrait-il qu’il y ait un navire à quai au moment où on a besoin d’établir une communication avec la terre ».

Le choix de la rentabilité

La configuration en zone océanique A 2 (ondes hectométriques et alerte ASN disponible en permanence), qui correspond à une navigation en 2e catégorie (jusqu’à 200 milles des côtes), n’a pas été retenue pour la Nouvelle-Calédonie car trop coûteuse. L’Office des postes et télécommunications (OPT) dont dépend Nouméa Radio perdant son centre émetteur de Ouémo aurait dû en construire un autre. L’équipement et le matériel auraient dépassé la centaine de millions de francs CFP alors que le trafic est réduit. A ce titre, rappelons qu’environ 1 000 bateaux sont déclarés équipés en VHF ou en BLU en Nouvelle-Calédonie. Un nombre beaucoup moins important navigue avec des skippers qui utilisent de préférence le Mobilis. Ces navires avaient engendré un chiffre d’affaires en VHF de 4,7 millions FCFP en 1997. Ce chiffre a baissé à 3,2 millions FCFP en 1998 pour s’effondrer d’année en année au fur et à mesure que le téléphone mobile (Mobilis) se développait. De 1,8 millions FCFP en 1999 il est passé à 1,2 million en 2000, à 843 000 FCFP en 2001 et n’était plus l’an dernier que de 664 000 FCFP. Cela correspond à une disparition progressive de l’usage du radphone, communication téléphonique établie entre un navire et la terre via la station côtière de Nouméa Radio en relais.

La veille toujours assurée en VHF sur le canal 16Nouméa continue d’assurer la veille en VHF, en ASN numérique, comme sur le canal 16. Huit sites sont équipés depuis 1998 des moyens ASN VHF. Il s’agit de la station côtière, à Nouméa, et des stations déportées d’Oungone, du Mont-Do, du Kafeaté, du Mandjélia, d’Ouvéa, de Lifou et de Maré.La veille du canal 16 est également assurée par Nouméa Radio sur le réseau que constituent ces sites, ceci pour les navires équipés d’un poste VHF sans ASN. Avec ce réseau, la couverture VHF actuelle s’étend à 30 milles de la côte Est et Ouest de la Grande-Terre (mais pas à l’intérieur du lagon de la côte Est), à 10 milles au nord et à l’est des Loyauté, à 10 milles au sud et à l’est de l’île des Pins et à l’île Art (Belep) au nord de la Grande Terre.

Nouméa radio - Arrêt de la veille radio BLU

Suite à la mise en place du SMDSM (Système Mondiale de Détresse et de Sécurité en Mer) et à la décision de mettre les eaux calédoniennes en zone A3, le 31 janvier 2003 à minuit, Nouméa radio cessera la veilles de sécurité maritime en BLU (Bande latérale unique, ondes de portée internationale). Jusque-là Nouméa Radio effectuait cette mission par les moyens de la radiotélégraphie sur la fréquence de 500 Khz (ondes hectométriques), en radiotéléphonie sur les fréquences 2182 Khz (ondes hectométriques) et 4125 et 6215 (ondes décamétriques). A compter de cette date, la veille ne sera effective que sur la VHF (very high frequency) en ondes métriques dont la portée est plus courte, d’antenne à antenne et par les moyens modernes de l’inmarsat.

285 personnes sauvées en mer

LNCArticle de presse des Nouvelles Calédoniennes écrit par Hervé Girard

Un bilan des actions du secours en mer fait ressortir que 285 personnes ont été sauvées dans le lagon ou au large, entre le 1er janvier 2001 et août 200220020830 Exercice

Très complet, ce bilan a porté sur les affaires traitées impliquant l’intervention d’un moyen de secours nautique ou aérien et ayant fait l’objet d’un compte rendu. En 2001, les alertes de balises satellites Cospas ont été au nombre de 97 (44 actuellement pour 2002). Toutes n’ont pas forcément débouché sur une intervention mais elles ont déclenché un certain nombre d’actions destinées à lever le doute sur la réalité de l’alerte.

Soixante-six affaires ont réellement été traitée en 2001 et 41 jusqu’à présent en 2002. Enfin, 41 affaires ont été suivies en 2001 et 20 en 2002. Elles concernent les cas dans lesquels la solidarité des gens de mer a pu jouer ou parce que la personne en difficulté a pu résoudre elle-même ses problèmes.

Les motifs des interventions ont été analysés. L’inquiétude arrive en tête avec 19 affaires traitées en 2001 et 13 cette année. Suit l’avarie avec 16 cas en 2001 pour 11 en 2002, l’accident de navigation (10 cas en 2001 et 1 en 2002) et l’emploi de fusées de détresse (6 en 2001 et 2 en 2002). On note encore deux pannes d’essence en 2001 et une en 2002.

Les causes

Sont recensés également : quatre accidents à bord cette année contre deux en 2001, trois noyades (2 en 2001), deux accidents de plongée en 2001 puis en 2002, deux accidents sur les îlots, deux hommes à la mer en 2001 et un en 2002. Les fausses alertes ont été au nombre de trois en 2001 contre aucune pour l’instant cette année et il y a eu une fortune de mer (bateau coulé) en 2001.

20020830 Exercice beticoSoixante-deux personnes ont été impliquées dans des avaries en mer en 2001, 52 dans des cas d’inquiétude des familles restées à terre, 36 dans des accidents de navigation et 20 pour de banales pannes d’essence ou de fuel. Ces chiffres sont en légère augmentation. Depuis le début de l’année, 51 personnes ont été impliquées dans des avaries et 27 dans des situations d’inquiétude. Par contre il n’y en a eu que trois impliquées dans des accidents de navigation et trois dans des pannes d’essence.

Les décès restent heureusement exceptionnels. Il y en a eu six en 2001 contre trois au 5 août de cette année. Les causes sont multiples : pour 2001, chute accidentelle à la mer, accident de plongée, noyade. Sont aussi comptées les disparitions qui n’ont concerné que deux cas en 2001 et un cas en 2002. Il s’agit d’un noyé et d’un plongeur et d’un plaisancier dont les corps n’ont jamais été retrouvés.

L’aspect positif du tableau concerne les statistiques des personnes sauvées. Il y en a eu 180 en 2001 contre 7 décédées ou disparues et 105 depuis le début de l’année 2002 contre 4 décédées ou disparues. Ces chiffres mettent en évidence l’efficacité des moyens d’intervention, qu’ils soient nautiques, aériens ou humains.

Une chaîne d’interventions

Sont réunis ici autour de la grande table à cartes : le lieutenant-colonel Alain Martin, chef du poste de commandement inter-armées qui prend la décision des moyens à mettre en œuvre ; le capitaine Gérald Pineau, chef de cellule des opérations Air, qui met en œuvre les hélicoptères Puma et les avions Casa, l’adjudant-chef Gillet, contrôleur Air, suit l’activité de ces aéronefs. L’activité de l’avion à réaction Gardian de l’Aéronavale est suivie par le premier maître Pascal Boris, contrôleur Mer. Le maître principal Philippe Jeanneteau, adjoint du chef du PC Secours en mer, réunit les éléments de décision pour son patron, le lieutenant de vaisseau Richard Estour, chef du PC. La permanence est assurée au PC secours en mer par le second maître Hélène Cataldi, contrôleur qui peut être appelé 24 h sur 24 et par le maître Pierre Antoine Blin, qui assure les heures non ouvrées.

20020830 PC secours

Accord de coopération franco-néo-zélandais pour le secours en mer

LNCArticle de presse des Nouvelles Calédoniennes écrit par Hervé Girard

"Dans un océan vaste comme le Pacifique nous avons besoin de coopérer pour secourir et pour exercer nos compétences maritimes" : le haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie, Daniel Constantin, a ainsi commenté les raisons d'un accord qu'il a signé, hier matin, avec le consul général de nouvelle-Zélande à Nouméa, Mme Cécile Hyllier.

La cérémonie s'est déroulée à bord de la frégate Vendémiaire à la base navale de Chaleix en présence du capitaine de vaisseau Olivier Aubrun et du directeur du service des affaires maritimes, l'administrateur Hubert Carré. Monsieur Constantin a aussi estimé nécessaire de coopérer en matière de surveillance des trafics illicites et du transport maritime d'hommes dans des conditions illégales.

Le consul Cécile Hyllier a abondé en ce sens rappelant que "la Nouvelle-Calédonie est le plus proche voisin de la Nouvelle-Zélande" malgré 1300 km d'océan entre les deux territoires et que "dans l'environnement potentiellement hostile il y a un besoin de travailler ensemble afin de résoudre les préoccupations transnationales. Elle a cité à ce propos "le trafic humain, la piraterie maritime, les catastrophes naturelles, l'aide humanitaire et enfin, la recherche et le secours".20020808 accord SAR FR NZ

En matière de secours en mer, Mme Hyllier a souligné le niveau de coopération existant entre les autorités de recherche et de secours de la Nouvelle-Calédonie et le centre de coordination de secours de la Nouvelle-Zélande. Elle a rappelé le succès en 1999 de la mission de secours du yacht calédonien Armini 55 permettant de récupérer trois calédoniens à la dérive dans une survie alors que leur bateau avait coulé dans un cyclone.

Collaboration humaine et matérielle

Plusieurs autres cas ont été cités par la suite par d'autres intervenants dont celui, tragique, du skipper Philippe Boutroux, dont le corps a été retrouvé par la frégate néo-zélandaise Te Haka grâce à une balise de détresse à laquelle il était relié (le yacht qu'il convoyait, le Chemalion, avait coulé dans une forte tempête hivernale).

L'accord, signé hier, prévoit l'échange de personnel afin de mieux connaître les méthodes de travail de chacun, des exercices annuels, l'échange d'informations sur les moyens disponibles en cas d'opération et la mise à disposition réciproque de moyens aériens et navals à titre gratuit. Dans le principe, chacun dirige les opérations dans sa zone.

Cet accord devrait avoir deux conséquences utiles. Il devrait , d'une part, améliorer la circulation de l'information et formaliser les procédures de manière à ne pas avoir à s'en préoccuper au dernier moment. D'autre part, et plus exceptionnellement, il pourra être activé dans le cas d'une opération trop lourde pour les seuls moyen d'une partie - ce qui est heureusement très rare - ou lorsque les moyens aériens seront indisponibles.

Un accord similaire est en vigueur avec l'Australie depuis 1999. Statistiquement, il sert une fois par an. Il devrait en être de même avec la Nouvelle-Zélande.

La zone de compétence calédonienne

Les zones de compétence de secours en mer définies sous l'appellation de SAR (Search and Rescue) sont très vastes. Il ne faut pas les confondre avec les ZEE ou zones économiques exclusives qui s'étendent à 200 milles des côtes des territoires et dépendances.

Dans le domaine de la sécurité et de la recherche en mer, la Nouvelle-Calédonie a quatre voisins : deux sont dotés d'importants moyens d'interventions et d'une organisation stable. Deux autres, les salomon et Fidji, sont moins favorisés.

Définie sur l'accord par des coordonnées géographiques exactes la zone SAR concernant la Calédonie s'étend à l'ouest jusqu'au Chesterfield, à l'est jusqu'au Vanuatu (inclus), au nord jusqu'à une ligne situé à mi-distance entre le territoire et les Salomon et enfin, au sud, jusqu'à Norfolk.

En ce qui concerne les moyens de recherches aériennes la Nouvelle-Calédonie dispose d'un Gardian et la Nouvelle-Zélande de six avions spécialisés P3C Orion. Les deux territoires disposent par ailleurs des moyens nautiques de leurs marines nationales et il peut être fait appel aux aéronefs et aux navires civiles de pêche, du commerce ou de plaisance proche des lieux de détresse.

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