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Nouméa radio - Arrêt de la veille radio BLU

Suite à la mise en place du SMDSM (Système Mondiale de Détresse et de Sécurité en Mer) et à la décision de mettre les eaux calédoniennes en zone A3, le 31 janvier 2003 à minuit, Nouméa radio cessera la veilles de sécurité maritime en BLU (Bande latérale unique, ondes de portée internationale). Jusque-là Nouméa Radio effectuait cette mission par les moyens de la radiotélégraphie sur la fréquence de 500 Khz (ondes hectométriques), en radiotéléphonie sur les fréquences 2182 Khz (ondes hectométriques) et 4125 et 6215 (ondes décamétriques). A compter de cette date, la veille ne sera effective que sur la VHF (very high frequency) en ondes métriques dont la portée est plus courte, d’antenne à antenne et par les moyens modernes de l’inmarsat.

285 personnes sauvées en mer

LNCArticle de presse des Nouvelles Calédoniennes écrit par Hervé Girard

Un bilan des actions du secours en mer fait ressortir que 285 personnes ont été sauvées dans le lagon ou au large, entre le 1er janvier 2001 et août 200220020830 Exercice

Très complet, ce bilan a porté sur les affaires traitées impliquant l’intervention d’un moyen de secours nautique ou aérien et ayant fait l’objet d’un compte rendu. En 2001, les alertes de balises satellites Cospas ont été au nombre de 97 (44 actuellement pour 2002). Toutes n’ont pas forcément débouché sur une intervention mais elles ont déclenché un certain nombre d’actions destinées à lever le doute sur la réalité de l’alerte.

Soixante-six affaires ont réellement été traitée en 2001 et 41 jusqu’à présent en 2002. Enfin, 41 affaires ont été suivies en 2001 et 20 en 2002. Elles concernent les cas dans lesquels la solidarité des gens de mer a pu jouer ou parce que la personne en difficulté a pu résoudre elle-même ses problèmes.

Les motifs des interventions ont été analysés. L’inquiétude arrive en tête avec 19 affaires traitées en 2001 et 13 cette année. Suit l’avarie avec 16 cas en 2001 pour 11 en 2002, l’accident de navigation (10 cas en 2001 et 1 en 2002) et l’emploi de fusées de détresse (6 en 2001 et 2 en 2002). On note encore deux pannes d’essence en 2001 et une en 2002.

Les causes

Sont recensés également : quatre accidents à bord cette année contre deux en 2001, trois noyades (2 en 2001), deux accidents de plongée en 2001 puis en 2002, deux accidents sur les îlots, deux hommes à la mer en 2001 et un en 2002. Les fausses alertes ont été au nombre de trois en 2001 contre aucune pour l’instant cette année et il y a eu une fortune de mer (bateau coulé) en 2001.

20020830 Exercice beticoSoixante-deux personnes ont été impliquées dans des avaries en mer en 2001, 52 dans des cas d’inquiétude des familles restées à terre, 36 dans des accidents de navigation et 20 pour de banales pannes d’essence ou de fuel. Ces chiffres sont en légère augmentation. Depuis le début de l’année, 51 personnes ont été impliquées dans des avaries et 27 dans des situations d’inquiétude. Par contre il n’y en a eu que trois impliquées dans des accidents de navigation et trois dans des pannes d’essence.

Les décès restent heureusement exceptionnels. Il y en a eu six en 2001 contre trois au 5 août de cette année. Les causes sont multiples : pour 2001, chute accidentelle à la mer, accident de plongée, noyade. Sont aussi comptées les disparitions qui n’ont concerné que deux cas en 2001 et un cas en 2002. Il s’agit d’un noyé et d’un plongeur et d’un plaisancier dont les corps n’ont jamais été retrouvés.

L’aspect positif du tableau concerne les statistiques des personnes sauvées. Il y en a eu 180 en 2001 contre 7 décédées ou disparues et 105 depuis le début de l’année 2002 contre 4 décédées ou disparues. Ces chiffres mettent en évidence l’efficacité des moyens d’intervention, qu’ils soient nautiques, aériens ou humains.

Une chaîne d’interventions

Sont réunis ici autour de la grande table à cartes : le lieutenant-colonel Alain Martin, chef du poste de commandement inter-armées qui prend la décision des moyens à mettre en œuvre ; le capitaine Gérald Pineau, chef de cellule des opérations Air, qui met en œuvre les hélicoptères Puma et les avions Casa, l’adjudant-chef Gillet, contrôleur Air, suit l’activité de ces aéronefs. L’activité de l’avion à réaction Gardian de l’Aéronavale est suivie par le premier maître Pascal Boris, contrôleur Mer. Le maître principal Philippe Jeanneteau, adjoint du chef du PC Secours en mer, réunit les éléments de décision pour son patron, le lieutenant de vaisseau Richard Estour, chef du PC. La permanence est assurée au PC secours en mer par le second maître Hélène Cataldi, contrôleur qui peut être appelé 24 h sur 24 et par le maître Pierre Antoine Blin, qui assure les heures non ouvrées.

20020830 PC secours

Accord de coopération franco-néo-zélandais pour le secours en mer

LNCArticle de presse des Nouvelles Calédoniennes écrit par Hervé Girard

"Dans un océan vaste comme le Pacifique nous avons besoin de coopérer pour secourir et pour exercer nos compétences maritimes" : le haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie, Daniel Constantin, a ainsi commenté les raisons d'un accord qu'il a signé, hier matin, avec le consul général de nouvelle-Zélande à Nouméa, Mme Cécile Hyllier.

La cérémonie s'est déroulée à bord de la frégate Vendémiaire à la base navale de Chaleix en présence du capitaine de vaisseau Olivier Aubrun et du directeur du service des affaires maritimes, l'administrateur Hubert Carré. Monsieur Constantin a aussi estimé nécessaire de coopérer en matière de surveillance des trafics illicites et du transport maritime d'hommes dans des conditions illégales.

Le consul Cécile Hyllier a abondé en ce sens rappelant que "la Nouvelle-Calédonie est le plus proche voisin de la Nouvelle-Zélande" malgré 1300 km d'océan entre les deux territoires et que "dans l'environnement potentiellement hostile il y a un besoin de travailler ensemble afin de résoudre les préoccupations transnationales. Elle a cité à ce propos "le trafic humain, la piraterie maritime, les catastrophes naturelles, l'aide humanitaire et enfin, la recherche et le secours".20020808 accord SAR FR NZ

En matière de secours en mer, Mme Hyllier a souligné le niveau de coopération existant entre les autorités de recherche et de secours de la Nouvelle-Calédonie et le centre de coordination de secours de la Nouvelle-Zélande. Elle a rappelé le succès en 1999 de la mission de secours du yacht calédonien Armini 55 permettant de récupérer trois calédoniens à la dérive dans une survie alors que leur bateau avait coulé dans un cyclone.

Collaboration humaine et matérielle

Plusieurs autres cas ont été cités par la suite par d'autres intervenants dont celui, tragique, du skipper Philippe Boutroux, dont le corps a été retrouvé par la frégate néo-zélandaise Te Haka grâce à une balise de détresse à laquelle il était relié (le yacht qu'il convoyait, le Chemalion, avait coulé dans une forte tempête hivernale).

L'accord, signé hier, prévoit l'échange de personnel afin de mieux connaître les méthodes de travail de chacun, des exercices annuels, l'échange d'informations sur les moyens disponibles en cas d'opération et la mise à disposition réciproque de moyens aériens et navals à titre gratuit. Dans le principe, chacun dirige les opérations dans sa zone.

Cet accord devrait avoir deux conséquences utiles. Il devrait , d'une part, améliorer la circulation de l'information et formaliser les procédures de manière à ne pas avoir à s'en préoccuper au dernier moment. D'autre part, et plus exceptionnellement, il pourra être activé dans le cas d'une opération trop lourde pour les seuls moyen d'une partie - ce qui est heureusement très rare - ou lorsque les moyens aériens seront indisponibles.

Un accord similaire est en vigueur avec l'Australie depuis 1999. Statistiquement, il sert une fois par an. Il devrait en être de même avec la Nouvelle-Zélande.

La zone de compétence calédonienne

Les zones de compétence de secours en mer définies sous l'appellation de SAR (Search and Rescue) sont très vastes. Il ne faut pas les confondre avec les ZEE ou zones économiques exclusives qui s'étendent à 200 milles des côtes des territoires et dépendances.

Dans le domaine de la sécurité et de la recherche en mer, la Nouvelle-Calédonie a quatre voisins : deux sont dotés d'importants moyens d'interventions et d'une organisation stable. Deux autres, les salomon et Fidji, sont moins favorisés.

Définie sur l'accord par des coordonnées géographiques exactes la zone SAR concernant la Calédonie s'étend à l'ouest jusqu'au Chesterfield, à l'est jusqu'au Vanuatu (inclus), au nord jusqu'à une ligne situé à mi-distance entre le territoire et les Salomon et enfin, au sud, jusqu'à Norfolk.

En ce qui concerne les moyens de recherches aériennes la Nouvelle-Calédonie dispose d'un Gardian et la Nouvelle-Zélande de six avions spécialisés P3C Orion. Les deux territoires disposent par ailleurs des moyens nautiques de leurs marines nationales et il peut être fait appel aux aéronefs et aux navires civiles de pêche, du commerce ou de plaisance proche des lieux de détresse.

Changement à la barre du PC secours en mer

LNCArticle de presse des Nouvelles Calédoniennes écrit par Jérôme Gavelle

Le capitaine de corvette Bernard Quenehen laisse la barre du PC secours en mer au lieutenant de vaisseau Richard Estour. ces deux dernières années, les professionnels du sauvetage en mer ont orchestré 150 interventions.

« 150 interventions de sauvetage en mer, 300 personnes impliquées et 14 morts ou disparus », un bilan clair et laconique, fidèle à l’image du capitaine de corvette Bernard Quenehen, commandant du PC Secours en mer depuis deux ans.20020719 Relve chef PC secours
 
Une expérience humaine
 
Du haut de son mètre quatre-vingt-cinq, le marin poursuit : « Je garderai un excellent souvenir de mon passage en Nouvelle-Calédonie, à la fois sur le plan professionnel et sur le plan humain. Ce poste m’a permis de rencontrer des gens qu’on n’a pas l’occasion de croiser d’habitude au cours d’une carrière miliaire. »

Un séjour marqué par quantité de bons souvenirs, comme autant d’opérations de sauvetage qui se sont bien terminées. « Comme celle plutôt cocasse du jeune navigateur que nous avons récupéré agrippé à la balise de la passe de Dumbéa », commente en souriant, le commandant du PC secours en mer. Mais d’autres plus douloureuses, comme la disparition du Kandjar avec trois hommes à bord.

« Globalement nous avons eu à intervenir moins souvent en mer au large du récif. En revanche les interventions dans le lagon ont été plus fréquentes et aussi plus lointaines. Avant elles étaient concentrées autour de Nouméa. Aujourd’hui ce n’est plus vrai. » 

Un éloignement qui a souvent obligé les professionnels du sauvetage en mer à faire appel aux moyens des brigades de gendarmeries de Brousse ainsi qu’aux civils.

Appel aux civils

Le capitaine de corvette Bernard Quenehen s’envole dimanche pour Paris où il est affecté à la direction du renseignement militaire. Le lieutenant de vaisseau Richard Estour prend donc la barre du PC secours en mer de Nouméa. L’officier arrive de Toulon où il était embarqué sur le Siroco, un chaland de débarquement. « C’est ma première affectation sur un poste d’opérations de secours et j’aborde avec beaucoup d’humilité cette nouvelle mission », confie Richard Estour. Pour le reste, le marin se déclare très satisfait de passer deux ans en Nouvelle-Calédonie : « C’est un poste qui ne se refuse pas ! »

Une unité de sauvetage en mer créée à Koumac

LNCArticle de presse des Nouvelles Calédoniennes

Cette unité de secours et de sauvetage en mer est née de la volonté d’un groupe de personnes, plaisanciers et professionnels de la mer, aux compétences diverses, désirant se rendre mutuellement service en cas de nécessité et, par extension, voulant venir en aide à toute personne en difficulté en mer.

L’assemblée constitutive, conduite par Michel Cipollina, gérant de la capitainerie de Pandop s’est tenue en présence de Robert Frouin, maire de Koumac, de représentants du corps médical de l’hôpital Paula-Thavoavanon, du commandant de la brigade de gendarmerie du village, du chef de corps du Centre de secours du SIVM Nord et de ses deux adjoints, du chef de corps, commandant le Groupement du service militaire adapté de Nouvelle-Calédonie (GSMA), du responsable du Service de la mer de l’antenne de la DDEE de Koumac, du capitaine d’armement de la société des Pêcheries de Nouvelle-Calédonie. De nombreux particuliers y assistaient.

Reconnu par le PC secours en mer.

Cette section, nouvellement créée, divisée en sous sections, sécurité, nautique, médicale, entretien, sensibilisation et formation, sera officiellement reconnue par le PC Secours en mer. Les personnes en faisant partie prendront des permanences dont la fréquence sera fixée ultérieurement. Elles suivront auparavant, une formation les préparant gratuitement au permis mer côtier, à l’attestation de formation aux premiers secours (AFPS) et à un entraînement relatif à la sécurité et au sauvetage en mer.

Avec le développement du nautisme et des centres de secours en Brousse, les initiatives se font jour pour créer des unités de secours en mer décentrées. Pour l’instant le secours en mer est géré au plan territorial par le PC Secours en mer assisté des moyens aériens et nautiques militaires et civils sur toute la zone maritime économique française entourant la Nouvelle-Calédonie. Il intervient aussi dans les zones voisines dans le cadre de la coopération internationale.

L’existence de petits centres d’intervention capables de gérer des situations de proximité permettra de gagner un temps précieux sur les délais d’intervention et de réduire les frais toujours très lourds comme ceux engagés lors de la mise en oeuvre de moyens éloignés tels les avions ou les hélicoptères.

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