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Question à... Bernard Quenehen, Chef du PC secours en mer de Nouméa

LNCArticle de presse des Nouvelles Calédoniennes

"Une Obligation morale"

LNC : Quel est le rôle du PC secours en mer ?

20010106 001Bernard Quenehen : Le PC secours en mer est le centre de mise en oeuver et de coordination des moyens utilisés lors des opérations de sauvetage en mer ou de pollution en mer. A Nouméa, il est placé sous la responsabilité du haut-commissaire de la République. Son fonctionnement est confié au Commandant de la marine, le Capitaine de vaisseau Olivier Aubrun. situé au sein de l'état-major des FANC, le PC secours en mer travaille  en étroite collaboration avec ses homologues australiens, néo-zélandais et fidjiens.

LNC : Comment fonctionne le PC secours ?

BQ : Nous assurons une veille permanente 24 heures sur 24. notre rôle est de réceptionner les alertes et de coordonner les missions de sauvetage. Pour ce faire nous pouvons faire appel à tous les moyens de l'Etat mais aussi aux navires de commerce, de pêche et de plaisance lorsqu'il sont sur zone. Car l'assistance aux personnes en détresse en mer est une obligation morale au même titre qu'une obligation juridique de portée générale.

LNC : Vous avez pris vos fonctions en août dernier, que pensez-vous de l'esprit de solidarité des plaisanciers calédoniens ?

BQ : en général, nous avons toujours trouvés des gens prêt à aider les autres. Le problème, c'est que les Calédoniens ne pensent pas toujours à allumer leur radio VHF. Il arrive souvent que nous lancions des appels radio et quand bien même beaucoup de plaisanciers sont sur le lagon, peu nous répondent. Je tiens à rappeler que le téléphone portable ne remplace pas la VHF. Un appel lancé à la radio est entendu par tous. Un plaisancier sera dépanné ou secouru beaucoup plus rapidement s'il a été entendu par d'autres qui croisent dans la même zone que s'il appelle une seule personne à terre.

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20010106 003A programmer sur son Mobilis : Un seul numéro le 16

Le PC secours en mer dispose désormais d'un numéro d'urgence au même titre que les pompiers, police secours et le Samu. De mer, comme de terre, 24 heures sur 24, les professionnels du sauvetage en mer peuvent donc être contactés sur ce numéro. Ils sont aussi, bien sûr, en veille sur le canal 16 de la radio VHF. La réussite et l'efficacité des opérations de sauvetage dépendent grandement de la capacité du PC secours à réagir avec promptitude. Il convient donc que toute personne inquiète sur le sort d'un navire et de ses passagers donne l'alerte dans les plus brefs délais. "Nous nous attendons à une recrudescence des appels, confie le commissaire Philippe Prost, chargé de l'action de l'Etat en mer. Mais nous espérons que le public ne va pas en faire un usage inconsidéré. C'est d'ailleurs l'occasion de rappeler que le PC secours en mer ne s'occupe que des sauvetage des vies humaines. En aucun cas nous n'intervenons pour déséchouer un navire et nous recommandons de faire appel à des sociétés civiles dans ce cas. En revanche, nous récupérons les passagers s'il sont en détresse".

Combien ça coûte ?Le principe est que l'on ne rémunère pas le secours porté à autrui. toutes les opérations aériennes ou maritimes concernant la sauvegarde d'une vie humaine sont prises en charge par l'Etat. En revanche un remorquage sera facturé. Les sociétés civiles, dont c'est l'activité principale, ont leur tarifs propres. La marine nationale facture entre 8 000 et 18 000 francs une heure de remorquage.

Les moyens de secours

Le PC secours en mer peut contacter n'importe quel navire ou embarcation militaire, de commerce ou de plaisance pour lui demander de porter assistance à des marins en détresse. en Nouvelle-Calédonie les sauveteurs disposent également des avions Gardian, des hélicoptères Puma et Fennec de l'ETOM 52 et de ceux de la Gendarmerie pour les reconnaissances aériennes.

La zone d'intervention

La zone de responsabilité attribuée au PC secours en mer de Nouméa, dont la superficie représente environ quatre fois et demie celle de la France, s'étend grossièrement de la partie sud de la Papouasie Nouvelle-Guinée jusqu'à l'île de Norfolk, et  du centre de la mer de Corail jusqu'au Vanuatu inclus. toutefois 80% des différentes opérations menées ces dernières années l'ont été dans le lagon sud, principale zone de fréquentation des plaisanciers.

Deux stations de sauvetage privées

Deux projet de création de stations de sauvetage composée de bénévoles sont en gestation. A l'instar de la société nationale de sauvetage en mer, ces stations pourraient voir le jour à Nouméa et à Lifou courant 2001. Leur rôle serait de relayer l'action du PC secours pour des missions proches des côtes.

Une nouvelle vedette20010106 004

La Marine nationale vient de faire l'acquisition d'une vedette spécialement dévouée au sauvetage en mer. Il s'agit d'un Ramco 7,60 m acheté localement et motorisé de deux moteurs de 100 chevaux quatre temps Yamaha. Baptisé Kohu, ce bateau est armé par un équipage de cinq marins et peut embarquer six passagers. Il est équipé d'un radar, un GPS traceur de cartes, un sondeur et une VHF et peut donc intervenir de jour comme de nuit. Pour sa première mission, la semaine dernière, le Kohu a transformé l'essai puisqu'il a récupéré deux naufragés au large de la Baie de Ma. Les deux époux avaient été repérés par l'hélicoptère Fennec de la Gendarmerie après avoir passé cinq heures dans l'eau accrochés à leur bateau retourné.

Relève à la tête du PC secours en mer

LNCArticle de presse des Nouvelles Calédoniennes

Capitaine de Corvette Yvon Coupannec
"Un métier compliqué et passionnant"

Deux ans après avoir pris le commandement du PC secours en mer, l'officier le plus médaillé du Pacifique s'envole pour le Koweit. Un dernier poste de marin au terme duquel, il n'exclut pas de revenir en Nouvelle-Calédonie.20000811 Dpart CC Coupannec

LNC : A l'heure de mettre les voiles vers de nouveaux horizons, quel bilan faites-vous de votre missions en Nouvelle-Calédonie ?
Yvon Coupannec : Celui d'avoir fait un métier compliqué, passionnant et dense. Le rôle de commandant du PC secours oblige à nouer des contacts avec toutes sortes de gens de tous milieux, à la fois au niveau local et international.
 
LNC : Depuis votre prise de commandement, il y a deux ans, le PC secours a suivi environ 370 affaires de sauvetage et coordonné 80 opérations lourdes. Laquelle restera votre meilleur souvenir ?
YC : Sans doute le sauvetage du pêcheur futunien et de son bateau qui avait dérivé pendant 36 heures avant d'être repérés par le Gardian de l'aéronavale et récupérés par un cargo que nous avions dérouté.
 
LNC : Et le plus triste ?
YC : Le naufrage corps et bien du ferry vanuatais Latua avec 27 personnes à bord. Nous avions été prévenus très tard du drame et malgré les gros moyens mis en œuvre nous n'avons rien retrouvé du navire ou des passagers. Cette opération a été très difficile à vivre pour tous les acteurs impliqués dans son exécution.

 

20000813 Arrive CC QuenehenCapitaine de Corvette Bernard Quenehen
"Je vais partager mon temps entre le PC secours et les opérations maritimes"

Le capitaine de corvette Bernard Quenehen a fait carrière dans l'aéronavale. Marié et père d'une fille de vingt ans, il prend la succession du capitaine de de corvette Yvon Coupannec à la tête du PC secours en mer.

LNC: Comment avez-vous réagi à l'annonce de votre nomination à ce poste ?
Bernard Quenehen : Avec une grande joie. Car jusqu'à présent j'ai effectué toute ma carrière dans l'aéronavale et je n'ai jamais eu l'occasion de quitter la métropole.
 
LNC : ainsi, vous n'avez jamais eu de responsabilité du secours en mer auparavant ?
BQ : Non et c'est aussi ce qui fait l'attrait de cette nouvelle fonction. en revanche, en temps que chef du centre des opérations à l'aéronavale, j'au eu l'occasion de participer à de nombreuses missions de sauvetage. Ici, je vais partager mon temps entre le PC secours et les opérations maritimes.
 
LNC : Vous êtes arrivé le 9 août et, le 11, vous coordonniez le sauvetage de quatre naufragés aux iles Chesterfield. Comment s'est déroulée cette première opération ?
BQ : Parfaitement bien, puisque les plaisanciers ont pu être récupérés une douzaine d'heures après que nous eûmes reçu l'appel de détresse. Cette première opération m'a permis de constater que la collaboration avec les MRCC australien et néo-zélandais fonctionnait efficacement.

 

Le PC secours en mer s'installe à l'état-major des FANC

LNCArticle de presse des Nouvelles Calédoniennes écrit par Jérôme Gavelle

Le centre des opérations de sauvetage en mer, jusqu'à présent situé à la base navale de la pointe Chaleix, vient de s'installer dans le bâtiment de l'état-major des Forces armées en Nouvelle-Calédonie, rue Frédéric Surleau. Un déménagement qui s'inscrit dans la logique de l'action des professionnels du secours en mer, dont la vocation est de travailler avec toutes les administrations.

Pas de changement notoire pour le grand public : le numéro de téléphone des anges gardiens du lagon et de la zone maritime sous sa juridiction (grande comme 4 fois la France) ne change pas  : 26 47 72.

En revanche pour les professionnels du secours en mer, ce déménagement va dans le sens d'une efficacité accrue.

Des prises de décision plus rapides20000701 dmnagement PCSM

"Même si nos locaux ici sont plus petits qu'à Chaleix, confie le capitaine de corvette Yvon Coupannec, chef du PC secours, nous avions tout intérêt à nous rapprocher du centre opérationnel interarmées (COI). Pour deux raisons. En premier lieu, nous allons bénéficier du système de communication du COI ; ensuite  nous allons pouvoir obtenir des conseils, en temps réel, des principaux responsables de chaque corps d'armée, ici, sur place. Nous aboutirons ainsi à des prises de décision plus rapides. Il ne faut pas oublier que le PC secours n'est pas une structure autonome et qu'il est appelé à travailler avec toutes les administrations."

En effet, pour entrer en action, le centre de sauvetage peut faire appel à tous les moyens de l'Etat : vedettes de la Marine nationale, de la Gendarmerie, de la Douane, avions de l'armée de l'Air ou hélicoptère de l'Etom 52 ou de la gendarmerie. Il peut aussi faire appel à tous les navires de commerce, de pêche ou de plaisance qui croisent sur la zone  d'un appel de détresse.

18 opérations de sauvetage depuis le début de l'année

Trois hommes et un officier sont attachés au PC secours en mer. "Cette année les statistiques sont très basses, se félicite le commandant Coupannec. Nous avons coordonné à ce jour 18 opérations de sauvetage en mer, contre 40 pendant la même période en 1999. Parallèlement, nous en avons suivi soixante, contre le double l'an passé". Difficile d'en être sûr, mais les dernières campagnes de prévention et d'information, ainsi que les opérations coup de poing, toutes très médiatisées, ont sans doute porté leurs fruits.

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